
© Paul Kolnik
Rubis n’est certainement pas le joyau qui vient le plus naturellement à l’Opéra de Paris, et pour cette reprise 2009 des Joyaux de Balanchine, la compagnie a donc eu la très bonne idée d’inviter pour une représentation l’une des danseuses les plus passionnantes du New York City Ballet, Ashley Bouder, qui fait le voyage avec un partenaire maison, Gonzalo Garcia.
Il faut se souvenir de son passage sur la scène de Bastille en 2008, lorsque la compagnie new-yorkaise était en tournée à Paris, et se souvenir surtout de ses débuts à cette occasion dans le rôle principal du Tchaïkovski Piano Concerto No. 2 de Balanchine. Si sa technique est indécente, sa musicalité et son sens du risque le sont tout autant – Ashley Bouder s’est également fait un nom sur ses chutes légendaires, prise de rôle équivalant peut-être à avis de tornade dans son vocabulaire. Ses débuts de soliste étaient venus, quelques années plus tôt, avec un Oiseau de feu appris en deux heures pour remplacer une danseuse blessée.
Principal au New York City Ballet depuis 2005, elle a également été invitée à plusieurs reprises par l’Opéra de Rome, y abordant quelques grands rôles du répertoire de Petipa. Sa carrière s’est toutefois construite sur ses affinités profondes avec Balanchine – Rubis est l’un des derniers rôles venus s’ajouter à son répertoire, mais sa présence devrait apporter une véritable touche de jazz new-yorkais à la série de Joyaux qui se profile à l’horizon – l’école Balanchine est assez rare à Paris pour valoir le coup d’oeil. Ashley Bouder et Gonzalo Garcia seront sur scène le 12 novembre.
» Interview d’Ashley Bouder par Eric Taub sur Ballet.co (avril 2008)
