October 9, 2009

Critique : Le Scottish Ballet fête son 40e anniversaire

Scottish Ballet
Rubis / Workwithinwork / In Light and Shadow
George Balanchine / William Forsythe / Krzysztof Pastor
3 octobre 2009
Sadler’s Wells, Londres

Le Scottish Ballet a quarante ans et il affichait son bonheur lors d’une inévitable tournée londonienne, en ce début de mois d’octobre, à Sadler’s Wells. A l’heure où le Royal Ballet a perdu sa réputation d’antan et où d’autres troupes se taillent la part du lion au Royaume-Uni, l’Ecosse peut en effet rappeler qu’elle possède depuis longtemps sa propre troupe nationale, qui a consolidé son statut depuis l’arrivée à la direction artistique du chorégraphe Ashley Page, en 2002. A l’heure du bilan, la compagnie associe Balanchine, Forsythe et Krzysztof Pastor, présentant ainsi à la fois le répertoire néo-classique historique de la compagnie et l’une de ses créations les plus populaires, In Light and Shadow.

Le joyau le plus sanguin de Balanchine connaît un destin étrange chez certaines troupes de pedigree classique, que ce puzzle new-yorkais tour à tour divertissant et légèrement dangereux semble laisser de marbre. Le Scottish Ballet ne rencontre pas ce problème – le style résolument moderne de la compagnie lui permet de saisir l’esprit de ces Rubis, mais ceux-ci manquent à l’inverse de la précision académique qui imbue toute l’oeuvre de Balanchine. Les ports de bras des uns et des autres, en particulier, se perdent dans un flou artistique qui n’a plus grand-chose à voir avec les accents néo-classiques de la chorégraphie. Les effets géométriques implacables de cette dernière en pâtissent ; le Scottish Ballet attaque pourtant l’oeuvre avec une attitude si affirmée qu’il est difficile de leur tenir longtemps rigueur des défauts techniques. Les rôles principaux respirent la liberté et l’énergie, et même si Vassilissa Levtonova, jeune coryphée russe, n’a pas les armes pour relever les défis posés par le rôle de la grande soliste, tours ou équilibres, son expression de prédatrice et la fierté de sa cambrure n’en laissent rien transparaître. (…)

» La critique complète sur Dansomanie

Sophie Martin and Adam Blyde in George Balanchine’s Rubies, © Andrew Ross/Scottish Ballet

Sophie Martin and Adam Blyde dans Rubis (George Balanchine), © Andrew Ross/Scottish Ballet


Related posts:





No Comments

No comments yet.

RSS feed for comments on this post.

Sorry, the comment form is closed at this time.

Powered by WordPress - © L./Bella Figura - Licence Creative Commons.