April 19, 2011

Vérone ou l’urgence de vivre

Laura @ 12:25 —
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A Londres comme à Paris, le Roméo et Juliette de Rudolf Noureev est de retour sur le devant de la scène cette saison, et malgré son statut d’outsider face aux populaires versions de Kenneth MacMillan ou de John Cranko, cette lecture de Shakespeare continue à se démarquer par ses trouvailles dramaturgiques et scénographiques. Comme pour Le Lac des cygnes en décembre, je suis revenue pour le programme officiel de l’Opéra de Paris sur la genèse chorégraphique et théâtrale du ballet, présenté à l’Opéra Bastille jusqu’à la fin du mois d’avril. Petit extrait de l’article :

Couverture du programme 2010-2011 de Roméo et Juliette © Opéra National de Paris

Couverture du programme 2010-2011 de Roméo et Juliette © Opéra National de Paris

Œuvre de la consécration avec Margot Fonteyn puis symbole du chorégraphe, Roméo et Juliette aura rarement quitté Rudolf Noureev. Né l’année où Serge Prokofiev présenta pour la première fois sa désormais célèbre partition, il chercha en effet dès le début des années 1960 à convaincre Léonid Lavrovski, auteur de la chorégraphie de 1940 pour le Ballet du Mariinski, de monter celle-ci à Londres pour Margot Fonteyn et lui-même. L’affaire ne sera jamais conclue, mais un autre chorégraphe va permettre au couple de stars d’incarner les amants maudits : Kenneth MacMillan, qui crée sa propre version pour le Royal Ballet en 1965. Pour le jeune danseur russe, identifié à l’époque au répertoire classique de Saint-Pétersbourg, c’est l’occasion d’incarner « un héros abstrait » ou « l’un de ces princes-marionnettes, mais tout simplement un être humain ». Noureev chorégraphe ne fera que renforcer le réalisme du drame tout en naviguant vers la fin de sa carrière entre les rôles de Roméo et de Mercutio, troublants échos de deux facettes de sa personnalité : l’urgence de vivre au cœur du drame et la « drôlerie volubile » d’un clown tragique.

En 1977, cependant, Noureev n’a encore chorégraphié pratiquement aucun ballet ex nihilo, et a même cessé depuis bientôt dix ans de remonter les grands ballets de Petipa. Lorsque le London Festival Ballet l’invite à lui donner un Roméo et Juliette capable de concurrencer celui de MacMillan, qui tient toujours le haut de l’affiche à Covent Garden, c’est donc un chorégraphe nouveau qui s’attaque à l’œuvre de Shakespeare : le fils prodigue de l’école Vaganova s’est entre-temps nourri de styles nouveaux, de Paul Taylor à Martha Graham. Sa Vérone, ardente et colorée, sensuelle et brutale, va ainsi s’éloigner des structures classiques de Petipa et même du livret traditionnel de Prokofiev et Lavrovski pour mieux rendre le drame à sa violence élisabéthaine. (…)

« Vérone ou l’urgence de vivre », Programme de l’Opéra National de Paris, saison 2010-2011, pp. 40-43.

Pour la suite, direction le programme en vente au Palais Garnier ou à l’Opéra Bastille…





April 5, 2011

A Noble Radiance: Johan Kobborg Interview (Pointe Magazine)

Laura @ 17:58 —
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The Royal Ballet’s Johan Kobborg needs no introduction – his legendary partnership with Alina Cojocaru, his dramatic flair, the productions he has staged around the world speak for themselves.  For Pointe Magazine’s Reverence column, he talked to me about Bournonville, shopping, singing and more:

Cover of the April/May 2011 issue © Pointe Magazine

Cover of the April/May 2011 issue © Pointe Magazine

In reaching the top, how much is talent and how much is sweat?
For me, it was definitely more determination than talent. I know principals all over the world who are actually not naturally talented, but have worked very hard.

What are you most proud of?
My productions of La Sylphide. Staging it at the Bolshoi was an enormous personal achievement, because they’d just done a different production of La Sylphide, and I was able to change the dancers’ opinions of the ballet.

You were trained in Bournonville technique. What do you love most about it?
For a dancer it’s an amazing technical base. Maybe especially for boys, because for all the jumps you’re not using your arms to get you in the air. It comes from the stomach. That core strength makes everything else easier.

What’s your biggest indulgence?
I’m a shopaholic. If you let me loose in Dolce & Gabbana and I see something, I just think, ‘I work so hard, I should have it.’ It’s not good. I’m also a bit of a sparkler—I always wear gold sneakers. I have lots of pairs. (…)

» Read the full interview in Pointe Magazine: “A Noble Radiance,” April/May 2011

Alina Cojocaru and Johan Kobborg in rehearsal for La Sylphide © Johan Persson

Alina Cojocaru and Johan Kobborg in rehearsal for La Sylphide © Johan Persson





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