Le Ballet du Mariinsky était de retour à Londres cet été, et j’ai eu le plaisir d’assister à leurs deux derniers programmes sur la scène du Royal Opera House, Anna Karénine et La Bayadère. Pas de critique cette fois, mais un petit papier d’information pour Le Monde, paru dans l’édition du 13 août :
A Covent Garden, au coeur de Londres, les rumeurs d’émeutes semblent venir d’un autre monde. Le Ballet du Théâtre Mariinski, l’un des joyaux de la danse classique, y célèbre jusqu’au 13 août le 50e anniversaire de sa première tournée en Europe de l’Ouest, et a déployé à cette occasion ses moyens les plus raffinés au Royal Opera House. Six programmes se sont succédé depuis fin juillet, et de Petipa à Balanchine et Robbins, du Lac des cygnes à La Bayadère, le faste de l’ensemble a conquis le public.
Au printemps 1961, Paris et Londres découvraient pour la première fois la compagnie russe, fondée au XVIIIe siècle et rebaptisée Kirov par les autorités soviétiques. La troupe recrée le grand répertoire classique, dont le style est jalousement gardé à Saint-Pétersbourg : noblesse, harmonie des lignes, expressivité, corps de ballet d’une homogénéité et d’un lyrisme inégalés. (…)
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Ulyana Lopatkina and Danila Korsuntsev in Swan Lake © Natasha Razina


