June 27, 2010

Interview : Dusty Button, Breaking the Mold at BRB (Pointe Magazine, June/July 2010)

Dusty Button (surely one of the most delightful names in the business?) has been with Birmingham Royal Ballet for two seasons, but in her teenage years she was also one of the most successful dancers on the US competition circuit. I found out why she decided to complete her training at the Royal Ballet School and stay on to work in England, and the article is in the latest issue of Pointe Magazine, which features ABT’s Maria Riccetto on the cover:

Cover of the June/July 2010 issue © Pointe Magazine

Cover of the June/July 2010 issue © Pointe Magazine

Onstage, Dusty Button defies categorization. The Birmingham Royal Ballet corps member from South Carolina uses her long, swan-like lines with typical English softness but bursts with energy in spiky contemporary work. Once told by a teacher at American Ballet Theatre’s Jacqueline Kennedy Onassis School that she had “too many ingredients” in her soup, Button may be the unlikeliest dancer to find a home in an English company.

Ballet did not start out her favorite genre. Button began dancing at age 7, dividing her time between jazz, tap, hip hop and ballet. Within a few years, she was winning prizes at competitions like Showstoppers and New York City Dance Alliance. “I loved it because it was a way for people from elsewhere to see me dance,” she says. (…)

» Read the full interview in Pointe Magazine





November 21, 2009

Critique : L’éloquence muette de Cyrano

Laura @ 13:13 —
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Cyrano
Birmingham Royal Ballet
Sadler’s Wells Theatre, Londres
14 novembre 2009

La question des grands ballets narratifs, souvent appréciés du public, fait trébucher bien des compagnies classiques. Est-il encore possible d’en créer de A à Z ? Vaut-il mieux remonter des productions qui ont déjà fait leurs preuves ? Le Birmingham Royal Ballet prouve avec la manière que l’option création est encore et toujours possible, avec une adaptation de Cyrano de Bergerac, la pièce d’Edmond Rostand, qui donne foi en la danse théâtrale.

La distribution de la création, de retour à Sadler’s Wells ce mois-ci, y en est pour beaucoup, mais l’intégration de tous les éléments est peut-être l’aspect le plus impressionnant de ce Cyrano. David Bintley, chorégraphe et directeur de la compagnie, a réuni les moyens nécessaires à la création d’une partition originale, ainsi que de décors et costumes évoquant de manière très littérale l’époque de la pièce. Le compositeur, Carl Davis, se met habilement au service de l’action, et l’ensemble sert ainsi d’écrin à une chorégraphie classique digne d’attention. La pièce y est brillamment adaptée à l’univers de référence de la danse, et on retrouve l’alternance d’humour et de pathos du mélodrame – les pointes humoristiques, notamment, sont d’une précision délicieuse, qu’il s’agisse de la parodie d’Adage à la Rose réalisée par un cuisinier qui connaît quelques rhumatismes ou des détails du mime. Les épées n’ont pour une fois rien de jouets dans les passages de confrontation, dirigés avec art par Malcolm Ranson, mais l’ironie revient toujours et Cyrano utilise quelques demoiselles enamourées comme seconde arme contre Valvert. Quant à l’émotion, la dernière scène, lente, au cours de laquelle Cyrano blessé trahit son amour à Roxane, vaut bien des grands moments de théâtre.

Robert Parker domine la scène après un récent congé d’un an – revenu à la danse, il se fond dans un rôle-titre qu’il a créé en 2007. On a du mal à imaginer Cyrano de Bergerac orphelin de sa plume, d’ailleurs représentée sur le rideau de scène, mais l’éloquence du geste l’évoque étonnamment dans cette production. Des « monologues » au mime simple et expansif permettent de dire les lettres à Roxane – ainsi de la scène dans laquelle les gestes symboliques, sous le balcon de l’héroïne, s’oublient finalement dans une variation échevelée. Robert Parker mêle grotesque et sublime de manière fine, revenant à l’essence du personnage romantique, à son panache tragique. A ses côtés, Elisha Willis campe une Roxane coquette et volontaire. Juliette rêveuse à son balcon, ses lignes délicates et féminines forment un contre-point nécessaire à la compagnie d’hommes qui est au centre du ballet. Quant à sa présence en travesti dans le camp en guerre dans le dernier acte, menant le corps de ballet masculin, elle rappelle irrésistiblement la variation de Medora déguisée en pirate dans Le Corsaire, et cette prise de pouvoir donne une dimension extrêmement intéressante au rôle de la jeune première. La tragédie de Cyrano est au fond également la sienne et Elisha Willis l’incarnera avec force dans la dernière scène. Iain Mackay, de retour en tant qu’invité après son départ pour le Corella Ballet, rend lisible auprès d’elle la spontanéité presque naïve de Christian, et complète le trio fatal de manière absolument instinctive, assisté par un Le Bret (Aaron Robison) extrêmement assuré. (…)

» La critique complète sur ResMusica

Des vidéos sont également disponibles sur le site du Birmingham Royal Ballet : Carl Davis parlant de sa partition pour Cyrano, David Bintley et Robert Parker évoquant le fameux nez de Cyrano, et Iain McKay et Elisha Willis en répétitions pour le pas de deux du second acte.

Elisha Willis (Roxane) et Iain Mackay (Christian) dans Cyrano © Bill Cooper

Elisha Willis (Roxane) et Iain Mackay (Christian) dans Cyrano © Bill Cooper





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